Je m’appelle Bernard Egger.
Je suis un professeur de maths retraité depuis un peu plus d’un an.
J’ai commencé ma longue carrière en collège pendant 8 ans, puis j’ai poursuivi en lycée technique pendant 11 ans et en lycée général pendant 3 ans.
J’ai terminé comme professeur de chaire supérieure en CPGE pendant plus de 20 ans.
J’ai été président de l’APMEP de 2013 à 2017.
Très rapidement, j’ai eu le sentiment que le calcul algébrique réalisé par l’intermédiaire d’une machine (ordinateur ou calculatrice) pouvait être une vraie aide pour les élèves et le professeur.
Dans mon expérience en lycée technique, j’ai introduit le logiciel de calcul symbolique Derive en classe de BTS. J’étais alors parti de la théorie d’un didacticien autrichien, Bernhard Kunstler, qu’il nommait « théorie de « l’échafaudage ». Selon lui, dans l’enseignement des mathématiques, il y avait toujours un niveau A, consistant en l’apprentissage des opérations algébriques élémentaires, qui bien qu’indispensable était relativement dépourvu de sens pour beaucoup d’élèves. Et un niveau B, celui de l’application de ces connaissances à des situations concrètes.
Malheureusement, pour certains élèves les difficultés éprouvées pour le niveau A, trop abstrait (nécessitant le goût du gratuit et du verbal comme le disait un ministre en 1981), les empêchaient d’atteindre le niveau B alors que les applications concrètes auraient pu les réconcilier avec les maths. J’ai donc essayé d’appliquer ce principe avec des étudiants de BTS, avec, je crois, un certain succès.
Dans le prolongement logique de cette expérience, j’ai participé activement à l’aventure de la calculatrice formelle de Texas Instruments, la TI 92, pour laquelle j’ai rédigé la quasi-totalité des fascicules qui accompagnaient les stages de formation.
Par la suite, j’ai animé des khôlles d’informatique avec le logiciel de calcul formel Maple, en Math sup et en Math spe, pendant une dizaine d’années (en fait jusqu’à ce que l’informatique en CPGE change complètement).
Et Wordmat, dans tout çà ? J’ai découvert ce complément par hasard, il y a une dizaine d’années. A l’opposé de mes nombreux collègues qui ne juraient que par le latex, j’ai assez vite décidé de revenir à Word. La raison en est simple : je me suis intéressé aux premiers ordinateurs tactiles et à ce qu’on appelait « l’encre numérique ». Or seul Word offrait à la fois un nouvel éditeur d’équation personnalisable et une reconnaissance de l’encre numérique. J’ai donc travaillé dans l’écosystème Word et j’ai cherché tout ce qui pouvait l’améliorer. Wordmat est arrivé à point nommé.
Regardez cette équation
Il y a une dizaine d’année, dans un livre sur le latex, les auteurs affirmaient que l’on ne pourraient jamais l’écrire avec Word.
Devant un aéropage d’IPR et d’inspecteurs généraux, j’ai montré que cette affirmation était fausse et plus encore que l’on pouvait écrire cette équation dans Word à la main pour peu que l’on ait un ordinateur tactile 2 en 1 ou simplement une tablette graphique connectée au port USB d’un ordinateur.
La petite vidéo ci-dessous illustre cette possibilité.